Teresa.
2026
128 cartes postales d'une même vue de Paris + 26 textes classés par ordre alphabétique. 175x121 centimètres
C’est au niveau du pont Marie que j’ai perdu toute trace de Teresa. À partir de ce point de rupture, j’ai entrepris d’en reconstituer les contours — une vie appréhendée par fragments, par impressions, davantage que par preuves.
Vingt-six textes, classés par ordre alphabétique, composent cette tentative de reconstruction. Chacun d’eux correspond à un moment, une trace de son existence. Ces fragments sont épinglés sur un ensemble de cent vingt-huit cartes postales, formant une vue du pont Marie. Leur accumulation fonctionne comme un relevé, une mise en tension entre document et absence.
Le choix de la carte postale prolonge la nature même de la vie de Teresa : le voyage, l’ailleurs, la fuite.
Les cartes postales sont autonomes mais l’ensemble forme un tout. Un peu comme un puzzle, il est possible de collectionner ces fragments, de les assembler et de reconstituer cette présence disparue.